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    Une nouvelle histoire de Mme Taconcierge

     

     AVERTISSEMENT : Cette histoire est purement fictive, tirée de l'actualité et arrangé par votre servante. Elle sort de mon imagination délirante. Si toutefois des personnes devaient se sentir concernées, je leur présente mes excuses. Bonne lecture

    Mme Taconcierge et les FA 18

     

    Notre amie fait de temps en temps des extras au mess de l'aéroport.

    Elle va travailler quelques heures à la cantine de l'armée de l'air. Pas question pour elle de traîner, les activités des semaines à venir vont être très soutenues. Autant dans le ciel valaisan que sur la piste. Et forcément au mess, il va y avoir du boulot.

    Ce matin elle a passé le portail du check-point à 6 h 45. Secondé par la jeune Véro, elles ont mis en place les denrées dans les frigos. Elles ont réceptionnés le pain et autres marchandises pour la journée. Il est environ 7 h 20 quand tout est en place, les machines à café sont allumées depuis un moment déjà. Elles papotent un instant avant l'arrivée des pilotes et autres ouvriers de la base. Mme Taconcierge a vite fait de repérer les gradés en visite, leur veste est recouverte de distinctions. Et généralement c'est ceux-là qui laissent de gros pourboires.

    A 7 h 30, une marrée humaine fait son entrée dans le DSR. Les gens de la maintenance se mêlent aux instructeurs, ceux de la tour de contrôle sont là aussi pour quelques minutes de détente avant le début des manœuvres. Albert, dit Bébert joue au guide.

    - Please Messieurs...allez les mecs par ici !

    Bébert s'approche du bar et lance à l'intention des deux serveuses, un...

    - Salut les poulettes !

    Véro et Mme Taconcierge lui rendent son bonjour.

    - Un renversé, pas versé, s'il vous plait, Mam'zelle Véro, comme d'habitude

    Mme Taconcierge remarque un personnage qui visiblement n'est pas un habitué. Elle s'avance vers lui avec son plus beau sourire :

    - Bonjour Môsieur, un café ?

    - Yes hello I have a coffee, miss.

    Mme Taconcierge se sent pousser des ailes. Elle rougit légèrement et se croit obligée de corriger...

    - Non, non Monsieur je ne suis pas une Miss. Mme Taconcierge, pour vous servir.

    - What M'dam ?

    Avant qu'un dialogue de sourd ne s'engage, Bébert a tôt fait de rompre le charme.

    - Ne fais pas tant de manières ma belle, sers-lui un café.

    - Mais enfin Bébert y avait méprise, ce monsieur me prend pour une Miss !

    - Mais non miss, c'est pareil que mademoiselle.

    - Ah bon c'est comme il veut, je veux bien être la reine d'Angleterre ! - Chut, voyons taisez-vous malheureuse, n'insultez pas la couronne, c'est un Anglais

    Le descendant des As de l'aviation anglaise, essaie de comprendre la conversation et continue de répéter...

    - What, what ?

    Excédée et surtout vexée, Mme Taconcierge fini par se retourner vers l'étanger et lui rétorque :

    - Ouate, Ouate...vous vous croyez à la Migros. Allez avancez, vous avez besoin d'un radar ou bien ?

    Bébert lui jette un regard de reproche et prend le bras du pilote de la RAF et l'entraine en direction de la salle. Les viennent ensuite se suivent et tous utilisent plus ou moins la même phrase...

    - Hello miss...one sandwich, Hello miss please one café, et des thank you miss, thank miss...etc.

    A cette heure-ci c'est la queue, la pile de croissants a déjà disparu. Il reste des tranches de pain, du fromage et du jambon. Les pommes et les poires font le bonheur de certaines poches. Ils ont de sacrés estomacs ses gars là, pense Mme Taconcierge.

    Une sirène rompt l’ambiance décontractée et en un instant c'est le branlebas de combat. Tout le monde se lève et se dirige vers la sortie. Véro fait de l'ironie et dit tout haut :

    - Ça y est c'est parti mon kiki, tous à la guerre ! Et nous on aura la paix un moment.

    Une demi-heure plus tard, le premier vrombissement d'un moteur fait vibrer le sol et les verres se mettent à greloter sur les étagères. Les serveuses ont un moment de répit et comme dit Mme Taconcierge :

    - Pendant qu'ils s'envoient en l'air nous on respire !

    - Tu parles qu'on respire, tu veux dire qu'on étouffe, sa pue bon le kérosène ! Et impossible de sortir d'ici sans Pamir.

    - Oui mais ils sont beaux ces F-A 18, ce n'est pas comme à l'époque des " Vampires " tout de même ! Regardez regardez, ils décollent... woua magnifique ! Avec le soleil c'est un vrai spectacle. Regardez la terrasse du restaurant là-bas chez les civils. Elle est complètement envahie par les admirateurs et les photographes ! Trop beau...

    Le nez en l'air derrière la vitre de l'établissement, Mme Taconcierge se pâme et doit s'asseoir pour contenir son exaltation.

    - Ma pauvre, poursuit Véro. Tu n'y connais rien, il s'agit de F-15 cette fois-ci. C'est l'escadrille de milice qui est là. Y’a même des Anglais en observateur !

    Son regard résolument tourné vers le ciel, Mme Taconcierge montre de l'agacement.

    - Ah ça, je suis au courant qu'il y a des Anglais ! Tu sais Véro, bientôt on va voir arriver les Suédois avec leur Gripen.

    - Ah oui j'en ai entendu parler du Gripen. Ceux là, ne vont peut-être pas faire de bruit, j'ai entendu dire qu'ils étaient en carton, hihihi...

    - Ma pauvre Véro, tu crois vraiment n'importe quoi. Ne te fais pas plus idiote que tu ne l'es !

    Véro a été placée dans cet établissement par l'office du chômage. C'est d'autant plus difficile pour elle qui est farouchement opposée à l'armée. Elle décide de jouer le tout pour le tout afin de rallier Mme Taconcierge à sa cause. Elle pense toucher la sensibilité de sa partenaire. Elle est têtue et poursuit son raisonnement...

    - Mais js'ai pas moi et je m'en fous qu'ils soient en carton ou tôle. Je sais qu'ils vont nous coûter bonbons, les nouveaux jouets de l'armée  Suisse. De plus ils nous empoisonnent avec leur engins c'est tout. Par exemple moi... je préfère ne pas avoir congé en période d'entraînements. Impossible de faire une grasse matinée et ce n'est pas mieux l'après-midi. Le ballet recommence à treize heures trente,  pas question de faire une sieste. Si tu vois ce que j’veux dire !

     - Ouais, je vois, toi tu fais partie des gens qui veulent le beurre, l'argent du beurre et la crémière ! Tu veux bien dépendre de l'armée pour ton job à l'aéroport par contre tu ne veux pas d'avion dans ton jardin.

    - Bof... si j'ai pas de boulot ici, jv'ais en face chez les civiles et voilà tout.

     - Ma chère, perso je crois savoir que les seules activités civiles ne suffiraient pas économiquement à maintenir un aéroport dans notre canton. Donc, pas de boulot ! Tu peux ajouter pauvre égoïste, tout le personnel terrestre de la base. Toute la maintenance, du plus jeune apprenti au mécano en passant par le personnel d'entretien, etc. etc.

    Véro ne partage décidément pas les arguments de notre inconditionnelle de l'armée de l'air.

     - M'enfin Mme Taconcierge, tu ne te rends pas compte des nuisances. Dans les écoles les professeurs doivent interrompre les cours à chaque passage d'un avion. Sans parler de l'hôpital, ils passent juste au-dessus de la tête des malades. Et pour les touristes, tu parles de belles vacances bucoliques !

    - Ok j'admets que sa génère des problèmes, mais alors où voudrais-tu  qu'ils s'entraînent nos pilotes ? Ils vont déjà régulièrement se balader en Italie et en Belgique. Pour moi c'est, refiler la patate chaude à d'autres ! Ces pilotes sont nos anges gardiens, ils nous protègent contre d'éventuels envahisseurs et contre le terrorisme et vous ne me ferez pas changer d'avis.

      Un ange passe...

    - Mme Taconcierge, tu connais l'aventure de Mme Pétrifiovitsh et de son fils, le petit Fragilitsh, n'est-ce pas ?

    - Oui et non, je sais que ce sont des réfugiés Bosniaques et alors ?

    - Et bien permets que je te raconte... Le père a été tué en Bosnie, sous leurs yeux et c'est après moult péripéties qu'ils sont arrivés chez nous en Valais. Un matin, ils se sont éveillés, tout les deux avec le bruit des avions. Le gamin s'est mit à hurler, la mère qui ne comprenait pas non plus, paniquée elle a prit son rejeton de trois ans sous le bras et alla se réfugier au sous-sol de l'immeuble.

    -  Non mais c'est terrible, elle est vraie cette histoire ?

    - Véridique ma chère. Ça n'est que plusieurs heures plus tard qu'ils ont été découverts par un habitant de l'immeuble. Prostrés dans le couloir sombre et humide, complètement choqués. Une ambulance les a conduits à l'hôpital.

    Les yeux rivés vers le ciel scrutant le moindre mouvement des McDonnell Doublas, Mme Taconcierge répond sur un ton détaché...

    - Oh là là les pauvres !

    - Tu peux le dire... avec le temps ils s'habituent, mais le gosse frémit à chaque fois que des exercices ont lieu. Malgré lui, la peur refait surface. Tu penses toujours que c'est super les vols de l'armée en Valais ?

    Après quelque instant, Mme Taconcierge laisse échapper un grand soupir et fini par se tourner vers sa camarade pour lui dire :

    - Ma chère, tu n'arriveras pas à casser mon plaisir. Ton histoire est triste mais, reste exceptionnelle. On ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs.

    - Ouai bon peine inutile, tu ne changeras pas d'avis. Perso je retourne au boulot et avec les pieds sur terre. Les rêves de beaux avions et de beaux pilotes, je te les laisse c'est de ton âge ma vieille !

    - T'as raison Véro, au boulot ils vont arriver tout à l'heure affamés nos héros. Va falloir qu'ils marchent droit sinon, ils vont faire connaissance avec la "Miss " de service !

    Marion 15.10.2012

     

    PS : Les "Gripens" ont fait une démonstration sur la piste de la ville de Sion.  Tout sur l'aviation vers le lien ci-dessous.

    Forces aériennes suisse

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    AVERTISSEMENT : Merci de respecter les droits d’auteurs. Cette histoire est purement fictive les noms, lieux, les faits et autres, sont parfois fortuits. Elle sort de mon imagination délirante. Si toutefois des personnes devaient se sentir concernées, je leur présente mes excuses. Et peuvent me contacter...

    Taconcierge et la pomme !

     Madame Taconcierge est le fil rouge qui me permet de véhiculer l’actualité. La dérision, le sarcasme et une pointe d’humour constituent l’esprit de mes textes. L’immeuble est le reflet de notre société assez représentative des habitants de notre pays, avec une catégorie d’âge et d’origines différentes.

        Mme Taconcierge l'origine de la pomme !  

     

    Notre gardienne se tient sur le pas de la porte de son immeuble. Assise un instant sur un petit muret, elle prend un peu de temps avant de retourner au labeur. L’ancien agent municipal, qui est aussi une sacrée pipelette vint à passé. Après avoir salué notre respectable concierge, celui-ci lui demande des nouvelles.

    - Bonjour ma chère, vous êtes radieuse.

    - Bonjour, merci pour le compliment, Mr l’agent. Toujours aussi flatteur à s’que j'vois.

    - Je vous fais remarquer que l’agent n’est pas en uniforme, Mme Taconcierge. Vous pouvez m’appeler Francois !

    L’œil vif et le ton jovial de l’ancien fonctionnaire, gêne notre concierge. Elle n’ose croiser le regard de l’agent Francois. Valaisan d’adoption, la soixantaine et toujours très chic. Francois aime taquiner les dames. Je crois même que c’est son sport favori. Mme Taconcierge sens la chaleur sur ses joues et n’ose croiser le regard de l’agent. Elle lui répond sur un ton embarrassé.  

    - Euh…voyons… Mr l’agent, pour moi vous serez toujours Mr L’agent.

    - Dommage... Et à part ça vous allez bien ?

    - Pfff… je suis découragée c’est un éternel recommencement. Et vas-y que je te poutze les vitres, les escaliers. Etc.

    - Je comprends, Mme Taconcierge vous n’avez pas un travail facile. Voulez-vous que je vous dise, de la saleté y en a partout. Dernièrement ils ont découvert dans nos bons vieux cervelas.

    - Ah bon, je croyais qu’il y avait un label suisse du cervelas ?

    - Non, je ne crois pas qu’il a de label pour le cervelas. Mais il est typiquement suisse malgré cela…Tout comme la pomme de Guillaume Tell, hihihi.

    - Ah bon et…la pomme es-ce qu’on connaît la variété ?

    - Vous me posez une colle, Mme Taconcierge. Je vous disais ça comme ça.

    - Ah mais non…Vous avez mis le doigt sur un sujet intéressant, Mr l’agent. Et s’il s’agissait d’une variété d’origine valaisanne, hein ?

    - Mais enfin mon amie, ça se saurait depuis le temps, ne montez pas sur vos grand chevaux… Quoique, vous êtes adorable quand vous vous fâchez.

    Francois a baissé le ton pour poursuivre avec ses mots mielleux comme à l’accoutumée. Mme Taconcierge s’obstine ;

    - Je me demande si quelqu’un a fait des recherches ? Parce que si c’est une pomme d’origine valaisanne…cela voudrai dire que nos ancêtres exportaient déjà à cette époque-là. Et si c’est le cas, elle devrait être reconnue au même titre que Guillaume Tell, Non ?

    - Oh là là vous allez chercher un peu loin. Et bien non je ne connais pas la variété de cette pomme.

    Décidément, Mme Taconcierge continue dans son délire.

    - A mon avis c’était une valaisanne.

    - Et qui es-ce qui vous fait dire ça ?

    - Voyons vous n’êtes pas perspicace Mr l’agent. Sur les images d’archives si vous observez bien, on voit même le jus qui coule sur le front du gamin !            

    -  !!!

    Mme Taconcierge se rend compte de sa mauvaise fois mais ne peut s’empêcher de poursuivre son idée.

     - Bon ok, il faut bien regarder avec une loupe.

    - Vous n’êtes pas sérieuse Mme Taconcierge ? D’habitude c’est moi qui charrie !

    - Peut-être que c’est la sueur du gamin, il a tellement la trouille qu’il dégouline. Bref… c’est juste pour vous dire que nous les valaisans on va à l’origine des choses.

    Mr L’agent condescendant souri aux explications de Mme Taconcierge.

    - Mme Taconcierge sauf votre respect hihihi, là vous avez allez vraiment à l’origine !

    - Et oui c’est comme ça. D’ailleurs je peux vous citer des exemples qui justifient certains actes.

    - Ah, je ne suis pas au courant

    - Mr Jean-René Fournier (L’ex-Conseillers aux états PDC) lui aussi il est remonté aux origines. Faisant suite à la claque que nous avons reçu lors des dernières votations.

    - Ah oui j’en ai entendu parler…mais c’est une bouffonnerie cette histoire de passeports valaisan !

    - Pas tant que ça, j’ai même entendu un Président de commune dire lors d’une assemblée... "Que si ça continue, les valaisans remettront en cause l’adhésion à la confédération"!

    - Je n’y crois pas, c’est une boutade. Et vous ma chère croyez-vous à ce genre de conneries.

    - Ce n’est pas juste une connerie, c’est juste un exemple de l’état d’esprit des valaisans qui fait suite au ras le bol des textes proposés par La Berne Fédérale.

    - Je vous le concède toute la Suisse est au courant de la déception des valaisans. Moi, Mme Taconcierge je suis déçu que la conversation ait prit le chemin de la politique. J’aurai aimez parler de vous !

    Légèrement embarrassée Mme Taconcierge est confuse.

    - Désolée Mr l’agent.

    - Ne le soyez pas ma chère. Je vais suivre votre idée. Mais je n'ai pas besoin de remonter aux sources pour savoir qui vous êtes.

    - Ah bon ?

    - J'y reviendrai une autre fois. Mais ce dont je ne doute pas un instant c'est que…si vous le permettez de par votre façon de penser... 

    Vous êtes, un produit cent pour cent d'origine valaisanne !

     

    Taconcierge et la pomme !

    Passeport-valaisan.ch

    valais-community.ch

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    Cette histoire est purement fictive les noms, lieux, les faits et autres, sont parfois fortuits. Elle sort de mon imagination délirante. Si toutefois des personnes devaient se sentir concernées, je leur présente mes excuses. Et peuvent me contacter...

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    Dessin de Michel François

    http://users.skynet.be/michel.francois/inde.htm

    Pour ceux qui ne la connaissent pas encore...

    Madame Taconcierge, est le fil rouge qui me permet de véhiculer l’actualité. La dérision, le sarcasme et une pointe d’humour constituent l’esprit de mes textes. L’immeuble est le reflet de notre société assez représentative des habitants de notre pays, avec une catégorie d’âge et d’origines différentes.

    Aujourd’hui le thème est le…

    Politiquement correcte !

    Dans sa petite robe à pois, Mme Taconcierge est toute fringante. Elle se tient sur le perron devant son immeuble et se met à rêvasser. Ce matin, il fait encore frais, les rayons du soleil n'ont pas encore franchi les sommets. Mm Taconcierge soupir de bonheur, qu'elle magnifique pays, pense-t-elle.  L'arrivée impromptue de l'agent municipal, fait sursauter notre rêveuse.  

     
    - Bonjour Mm Taconcierge, vous habitez bien dans cet immeuble ?
    - Oui Mr l’agent, mais enfin que se passe-t-il, vous m'avez fait peur ?
    - Excusez-moi, je vérifie.
    - Vous vérifiez ?
    - Oui, je vérifie… Veuillez décliner votre identité, s’il vous plait madame.
    - Heu voyons…Francis, vous me connaissez !
    - Oui et non, Mm Taconcierge, nous n'avons pas frotté le lard ensemble, que je sache ? Appelez-moi Môsieur l’agent, je suis en mission.
    - Le lard...En mission...En voilà des grands mots, Mr l’agent Francis ?
    - Oui madame, en mission. Le canton du Valais doit faire des économies et je suis mandaté par mes supérieurs pour trouver des solutions. On doit mettre les petits dans les grands.
    - Que voulez-vous dire par là, Mr l’agent ?
    - Êtes-vous bien en possession d’un CFC de technicienne de surface ?
    - Ah ça…  pour qui me prenez vous, une simple concierge ou une poutse frau ? Non mais, Mr l’agent...
    - ok, ok! C'est pas la peine de monter sur vos grands écheveaux. Dorénavant, vous êtes sommée de    repeindre régulièrement et à votre charge, les lignes de sécurité qui longent la chaussée devant votre immeuble,
    - Quoi et comment ?
    - Vous êtes technicienne de surface, oui ou non ?
    - Mais voyons ça ne va pas le faire ça, Mr l’agent. C’est impossible, comment voulez-vous que les concierges se mettent à peindre les lignes de sécurités ?
    - Allez, allez… y pas à discutailler Mm Taconcierge. Vous voulez de la sécurité, alors au boulot.
    - Mon dieu mon dieu, mais où va-t-on.
    - C’est mon patron qui veut des économies. Et bien grâce à moi, il va en faire. C’est votre serviteur qui vous le dit !
    - Si je peux me permettre, Mr L’agent Francis, je crois que votre patron va avoir des problèmes avec votre solution.
    - Comment ça des problèmes ?
    - Voici mon raisonnement Mr l’agent…Les sociétés qui se chargent de ce travail actuellement, vont devoir fermer. Ce qui aura pour conséquences d’augmenter le nombre de chômeurs en Valais !
    - Ah mais Mm Taconcierge, ça ce n’est pas mon problème. C’est un autre département qui s'occupe des affaires sociales. Et eux aussi, ils devront trouver des solutions pour faire des économies !
    - !!!...Vous mériteriez une tarte, Mr l’agent Francis !
    - Mais pourquoi pas Mme Taconcierge, comme a dit mon patron :

    "C'est un moyen d’expression démocratique, dans un pays comme la Suisse."

      MBB. 07.04.2014

     

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  •  AVERTISSEMENT : Merci de respecter les droits d’auteurs.
    Cette histoire est purement fictive les noms, lieux, les faits et autres, sont parfois fortuits. Elle sort de mon imagination délirante. Si toutefois des personnes devaient se sentir concernées, je leur présente mes excuses. Et peuvent me contacter...

    Mme Taconcierge et les potins du mondial !

    Dessin, aimablement autorisé par le sculpteur et dessinateur

    Michel François.

     

    LES POTINS DU MONDIAL

     

     

    Mme Taconcierge s’est absentée quelque temps de l’immeuble. En son absence il y a eu du changement. Mme Dépond (et chaussée) a assuré l’intérim.

    - Bonjour, Mme Taconcierge, vous vlà enfin de retour. Je n’ai jamais été aussi heureuse de voir.
    - Bonjour Mme Dépond, merci pour votre accueil. Alors dites-moi le rôle de concierge ne vous a pas trop éprouvée ?
    - Sauf votre respect, je ne suis pas prête de recommencer. Mais entrez donc ! Vous prendrez bien un café ?
    Précédée de Mme Dépond, Mme Taconcierge s’avance dans le corridor. 

    - Asseyez-vous voyons...

    Mme Taconcierge s'installe dans le fauteuil qui lui est désigné. Quant à Mme Dépond, elle se dirige vers le coin cuisine et enclenche la machine à café. Elle a hâte de faire son rapport à celle qui gère depuis des années cette immeuble. Et ainsi être soulagée de la responsabilité qu'elle a assumé deux mois durant.

    -  Depuis votre départ les nouveaux locataires sont arrivés. Avec deux départs et deux arrivées avec ce temps pourri, vous remplacez n’a pas été facile. Café ou thé ?

    - Ah ça, les déménagements par mauvais temps ça laissent des traces. Café s’il vous plait.

    -Vous êtes au courant je crois, des belges occupent l’appart du troisième.
    - Oui je suis au courant. Ils ont la frite parait-il !
    - Toujours le mot pour rire, Mme Taconcierge. Vous allez être surprise avec les nouveaux. Entre les belges qui ont fait leurs conserves d’escavèches et la musique de la « Carioca » du quatrième, on est servi !
    - Escavêche Carioca, que voulez-vous dire Mme Dépond ?
    - L’escavêche c’est une sorte de poison qui pue. Et la Carioca c’est comme ça que je nomme la nouvelle locataire du quatrième. Son vrai nom est : Carocha , mademoiselle Carocha ! Mais je n’arrive pas à m’en souvenir alors pour moi c’est Carioca, c’est presque pareil, non ? Elle est brésilienne, chez elle s’est carnaval tous les soirs…Brasil, brasil !
    - Voyons Mme Dépond, vous n’exagérez pas un peu ?
    - Demandez à Mme Gatoni vous verrez si j’exagère. Ses chats sont apeurés et elle doit monter le son de sa télé. Sans compter que pour réussir à s’endormir elle se met des bouchons dans les oreilles. Vous le constaterez vous-même attendez que ses copains arrivent ce soir.
    - Ce soir, pourquoi ce soir ?
    - Le samedi soir tard, nous vivons en avant-première la coupe du monde de foot ! Voilà votre café, du lait du sucre ?
    - Merci, oui un peu de lait et de sucre. Vous l'avez rappelé à l'ordre j'espère ?
    - J’y ai pensé mais au final, je n’ai pas souhaité me mettre à dos cette aigrette à talon. C’est une vraie poulette avec son maquillage, son sourire pepsodent, elle a tout du macagua rieur !
    - Un maca… quoi, Mme Dépond ?
    - Un macagua rieur, vous savez bien que mon Fredo est passionné d’ornithologie.
    - … !?
    - Je vous explique. Le hasard a fait qu’avec Fredo, nous avons cherché sur internet le guide des terrains de foot de la coupe du monde 2014. Et, tout naturellement mon homme s’est intéressé aux oiseaux de ce pays.
    C’est quand j’ai vu le macagua rieur, que j’ai pensé à Mlle Carioca, hihi.
    - Voyons Mme Dépond, faites un effort c’est Mlle Carocha. J’ai hâte de faire la connaissance de cet oiseau-là.
    - Sans compter qu’elle fait tourner la tête à tous les mâles du quartier.
    - Bah bah bah, Mme Dépond.
    Comme si quelqu’un pouvait entendre la conversation, Mme Dépond se met à chuchoter…
    - Oh vous savez, moi c’que j’en dis. A ce qu’il paraît, elle travaille pour la FIFA, elle a été engagée officiellement par le Brésil. Soit disant pour accompagner Mr Sep Blatter dans ses déplacements.
    - Ah ah ah, cette blague. Quoique, un peu de chair fraîche à côté de ce vieille homme  ne lui ferai pas de mal.
    - Mon mari en a parlé avec ses potes au bistro. Ils disent que c'est une sorte de pied de nez au Qatari.
    - Euh… je ne vois pas le rapport ?
    - Des bruits cours au sujet des dernières déclarations du président de la FIFA. Il a dit : Le choix du Qatar pour le mondial 2020, est une erreur ! Vous savez pourquoi ?
    - Non ?
    - Parce que Mr Blatter avait posé ses conditions avant le choix des mondiaux 2020. En signe d'ouverture, il a demandé des danseuses orientales aux abords des stades. Et pour lui-même une djellaba et un turban pour se promener incognito. Mais voilà après leur élection, les qataris se sont ravisés.
    - Décidément, Mme Dépond vous en savez des choses. Il faut être un peu débile pour imaginer des danseuses au bord des stades dans un pays musulman.
    - N'empêche que le Sep, il s'est fâché tout rouge. C’est pourquoi cette année, il sera accompagné de Melle Carioca. Et dans certains stades, il va y avoir des Pom pom Girls des écoles de samba qui vont faire monter l’ambiance et l'audience. Vous comprenez maintenant Mme Taconcierge ?
    - Euh oui… je comprends que c’est un sacré businessman le Môsieur Blatter. Certains souhaiteraient le voir sur la touche, avec les pépés de son âge.
    - Et ben ce n’est pas demain la veille.
    - Bon eh bien Mme Déponds, je vous remercie pour le café et de toutes ces nouvelles. Et croyez-moi, si la petite Carioca ne se tient pas à carreau son nabab va avoir de mes nouvelles.
    - Hi hi, vous voyez, Mme Taconcierge vous aussi vous l’avez appelé Carioca !

     

    *********

     

     

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    Madame Taconcierge, une sacrée commère !
    Madame Dépond 1er étage gauche !

    Au fil de la conversation, Mme Taconcierge apprend de nouveaux conseils de santé. Vous pensez bien qu'elle veut vous faire profitez.

    Les habitués de la saga de Mme Taconcierge, connaissent déjà les époux Dépond. Le mari c'est c'ui là qui traînent ses godasses toutes crottées dans les escaliers. Mme Taconcierge l'a surnommé : Môsieur Dépond et chaussées ! Aujourd'hui pas question de parler de la chaussée, c'est de Mme Dépond dont il s'agit.
    La pauvre femme a suivi plusieurs régimes amaigrissants sans beaucoup de résultats. Le dernier en date est celui que lui a donné son conseiller en diététique.

    - Excusez-moi docteur, que puis-je manger à avec ça ?             Avait-elle dit en prenant connaissance de son futur régime alimentaire.


    Mais depuis quelque temps, elle a d'autres soucis...
    - Bonjour Mme Taconcierge.
    - Eh eh, mais bonjour Mme Dépond, vous voilà de retour ?
    - Oui enfin (soupir) trois semaine tout de même.
    - Vous m'avez l'air en pleine forme ! (Mme Dépond se porte comme un pont neuf, hi hi)
    - Merci Mme Taconcierge. Oui en effet je vais mieux.
    - Mme Duchoux m'a dit que vous vous étiez inscrite à un séminaire de cafards !?
    - Oh celle-là qu'elle est bête...Je lui ai dit que j'avais souvent le cafard et que je me rendais à un séminaire pour me soigner.
    - Vous me rassurez Mme Dépond. Avec toutes les nouveautés sur le marché actuellement j'ai pensé que...

    Mme Taconcierge avait bien essayé d'imaginer se que pouvait-être un séminaire de cafards!? Étant donné l'attrait de Mme Dépond concernant les régimes et les nouveautés dans ce domaine...Cela devait immanquablement avoir un rapport avec son poids. Elle avait imaginé sa voisine en train de se mettre sous la dent des bestioles dégoutantes. A cette seule pensée Mme Taconcierge perdait l'appétit... alors cela pouvait bien faire l'objet d'un nouveau régime !

    -Voyons Mme Taconcierge qu'allez-vous imaginez ? J'ai fais un séjour de remise en forme parce que j'ai quelques soucis avec mon cœur
    - Votre cœur ? Mon dieu que dites-vous là ma chère!
    - Pour l'instant ça va mais je dois le ménager je suis tellement sensible, vous comprenez
    - Je comprends Mme Dépond. Mais vous avez perdu quelques kilos me semble-t-il ? Qu'avez-vous fait pour paraître en si bonne forme?
    - J'ai commencé une thérapie de longue haleine.
    - ???
    - Je me soigne au son de la musique, mais pas n'importe laquelle !
    - Ah oui j'ai déjà entendu dire que les vaches donnent plus de lait si on leur mettait du Beethoven ou du Mozart pendant la traite...Et vous Mme Dépond qu'écoutez-vous pendant la.. je veux dire durant votre traitement ?
    - Et bien Mme Taconcierge, malgré votre comparaison désobligeante, c'est extraordinairement bienfaisant...c'est une étude de médecins américains qui l'affirme.
    - Euh je n'en doute pas Mme Dépond,non mais je ne voulais pas...
    - Entrer chez moi un instant, vous allez me donnez votre avis ! Elle prévient les maladies cardiaques et peut même les soulager. Et puis le fait de danser chaque jour sur ce rythme tout naturellement vous perdrez du poids!
    Un instant plus tard, confortablement installée dans un fauteuil, Mme Taconcierge s'apprête à écouter le morceau illustre qui va à n'en pas douter révolutionner la médecine moderne! !
    Le CD est poussez dans l'appareil, le volume est augmenté et ...Mme Dépond se déchaine littéralement en chantant à tue-tête..."Ah,ah,ah...Stayin'alive...Ah,ah,ah...


    Soignez votre cœur les amis(es), c’est une vraie étude qui l'affirme surtout augmentez le volume à l'écoute des Bee Gees !

    Mise en ligne par MBB 2009. texte protégé.

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    Mme Taconcierge et le RBI

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    (C'est écrit en tout petit).

    AVERTISSEMENT : Certains textes et photos sont protégés par un copyright. Cette histoire est purement fictive, tirée de l'actualité et tournicoté par votre servante. Humour décalé et grossier. Elle sort de mon imagination délirante. Si toutefois des personnes devaient se sentir concernées, je leur présente mes excuses. Bonne lecture. 

     

    Mme Taconcierge et le RBI… hi hi

     
    Mme Taconcierge et le RBIMme Taconcierge est réveillée en sursaut  par le tintement de la  sonnette qui vient  la porte d’entrée de l'immeuble. Après avoir allumé sa lampe de chevet, elle jette coup d’œil sur son réveil, il est vingt-trois heures trente. Elle se demande qui cela peut être à une heure si tardive. La sonnette retentit à nouveau cinglante dans  le silence de la nuit.  Encore un locataire qui a oublié sa clé, pense-t-elle. Tsss… ça commence à bien faire.
    - Oui, oui j’arrive.
    Mme Taconcierge tout en maugréant, enfile sa robe de chambre et avance à grand-pas, ouvre la porte de son appartement, descend trois marches.Et se retrouve derrière la porte de l’entrée. Celle-ci est pour moitié composée d’un vitrage opaque. Notre gardienne distingue deux silhouettes.

    - Oui, qui est là.
    - Police, ouvrez s’il vous plaît.
    Mme Taconcierge est interloquée.

    -La police, que voulez-vous à cette heure, qui est-ce  qui me prouve  que vous êtes ce que vous prétendez être.

    - Mme Taconcierge, c’est moi Marcel le fils de Jeannot.

    Mme Taconcierge doit se rendre à l’évidence, elle s’exécute en tournant le loquet de la porte.  
    - Bonsoir madame, excusez- nous mais, nous avons lieu de croire qu’un individu recherché par nos soins, est entré dans cet immeuble il y a un instant ?
    - Heu…

    Encore endormie, Mme Taconcierge se gratte machinalement la tête. C’est un fait prouvé, les femmes au réveil se grattent la tête, alors que les hommes eux, se grattent les fesses ou le sexe. Dans la situation présente, il est heureux que Mme Taconcierge ne se gratte, ni les fesses ni son sexe. Elle se gratte encore la tête, quand une question ma fois logique et vu la situation, lui vint à l'esprit. 
    - Heu mais alors, il a une clé votre individu.
     Mme Taconcierge a un peu de peine à retrouver ses esprits.
    - C’est-à-dire qu’on le poursuivait depuis un moment et il nous a filé entre les pattes.
    - M’enfin messieurs les agents, comment voulez-vous qu’il entre dans mon immeuble sans clé ?
    Les deux policiers se regardent et l’un d'eux répond en bafouillant un peu. On peut voir dans son regard une certaine méfiance quand à la  réaction de notre bignole.
    - Nous sommes en droit de penser Mme, que la personne en question a trouvé la porte entre ouverte ou alors qu’il habite la maison.
    - Mais que dites-vous là Môsieur Marcel. Il n’y a que des gens respectables ici. Des résidents de bonnes situations, très polis et très gentils. 

    - C’est cela Mme, trop gentil.
    - Trop gentil, que voulez-vous dire ?
    - Ça veut dire ce que ça veut dire. D’apparence tellement gentille au point de ne pas être correcte.
    - Mon Dieu ! s’écrie Mme Taconcierge, le violeur c’est ça n’est-ce pas? vous recherchez le violeur dont il est question dans le journal ?

    Notre amie se met à trembler, elle ressert la ceinture de sa robe de chambre, ses jambes flageolent. Elle cherche du regard un endroit pour s’assoir, le radiateur à proximité fait l’affaire. À cette heure le radiateur est brûlant…Le temps de réaliser et le postérieur de notre apeurée est en feux. Mme Taconcierge fait un cri et un bond, elle agite sa robe de chambre dans tous les sens, sautille et commence  une danse improvisée… Les deux agents tentent de calmer la dame en répétant.

    - Calmez-vous, calmez-vous, ça n’est pas un violeur. Il ne faut pas vous mettre dans cet état.
    Les efforts qu’ils font ne parviennent pas à calmer la drôlesse. Les deux acolytes en uniforme, n’ont de choix que d’observer la scène, sans comprendre le drame que vit notre gardienne.

    L’instant d’après, les fesses ventilées, Mme Taconcierge se remet de ses émotions et prend un air plus digne. Toute énervée par la situation qu'elle vient de vivre, elle s'adresse avec véhémence aux deux responsables de son malheur.
    - Alors, ne vous ai-je pas posé une question ? Est-ce le violeur que vous poursuivez, oui ou non ?
    - Non, non, Mme ça n’est pas le violeur. Je vous l’ai déjà dit.

    Puis se tournant vers son collègue.

    -  Nous nous sommes certainement trompés d’immeuble. Quand il a disparu au coin de la rue. Il est peut-être monté vers le château. De ce fait, je pense que nous pouvons laisser Mme retourner se coucher.
    Tandis que l’autre acquiesce et se confond en excuses. Les représentants de la justice s’apprêtent à s'en allé.

    Certes, de la moutarde à cette heure-là paraît incongrue, et pourtant elle monte au nez de Mme Taconcierge.
    - Quoi, que dites-vous, que je retourne me coucher ? Vous avez un sacré toupet, messieurs. Vous me réveillez dans mon premier sommeil, ensuite vous me faites une peur bleue, je me grille le croupion ! Non mais en voilà des façons. Allez-vous me dire après qui vous en avez, si cela n'est pas un secret défense !?
    - Calmez-vous Mme, nous allons vous expliquez Voilà, ce soir dans la rue des personnes ont distribué des billets de banque aux passants. Des billets de dix francs vous comprenez.
    - Euh non, et alors ?

    - Et bien Mme ça, ça n’est pas correcte. On ne sait pas d’où vient cet argent. C’est peut-être de l’argent sale et on doit vérifier
    - Mais enfin pourquoi pensez-vous que ceux qui distribuent des billets de dix francs sont malhonnêtes ?
    - Trop gentil pour être honnête tout simplement. Ils influencent et essaie de corrompent les citoyens avec ça. Avec leurs idées, ils veulent nous faire croire, que l’argent va nous  tomber du ciel. Ils appellent ça le RBI (Revenu de Base Inconditionnel)
    - J’en ai entendu parler, Mr l’agent. Et moi, j’ai ma petite idée... et puis j’ai vu à la télé les beaux hommes qui ont lancé l’initiative. L’œil vif et la crinière abondante...Les femmes me plaisent moins, trop jeunes trop poutsées ou alors carrément ébouriffées.  

    - Vous croyez réellement que ça va marcher leur truc ?

    - C'est à voir...Il faut leur laisser une chance, je crois. Répondit Mme Taconcierge

    L'agent Marcel fait la grimace, le moment est venu pour lui de prouver, ce pourquoi les policiers possèdent le savoir.

    - Et bien nous qui sommes au premier plan, du point de vue de l’information sérieuse. Nous pouvons vous dire ma p’tite dame, que vous allez voir ce que vous allez voir. Quand les PV auront triplés, les taxes quadruplés et les que les impôts auront pris l’ascenseur. Vous les admirerez un peu moins.  Et inutile de parler de l'âge de la retraite, avec de la chance on la prendra à septante ans. De plus, si par malheur l’initiative est acceptée nous ne pourrons pas contester le prix d'un PV, ou d’une taxe. Il faudra payer et ne pas compter sur un avocat pour vous défendre.
    - Mais, mais que dites-vous là. Que viennent faire les avocats dans cette histoire ?

    - Voyons Mme, les avocats seront partis au Panama. Maintenant, ils sont ici et vivent de leurs intérêts. Avec tout le fric qu’ils ont planqué là-bas, ils ne veulent pas prendre le risque de passer à la caisse et de se retrouver avec deux mille cinq cents balles par mois pour vivre. Ils vont devoir travailler, tout comme vous et moi, 50 ou 60 heures par semaine. Croyez-moi, ils vont partir avant. Regardez la réalité en face, Mme Taconcierge vous êtes en plein rêve.  Avec 2'500.- frs, nous allons crever…

    - Vous êtes drôles vous, c’est vous Mr l’agent Marcel qui me réveillez. C’est vous qui faites des discours et c’est moi qui rêve. Je ne suis pas complètement idiote vous savez. On va voter le principe ! Ensuite, c’est aux retraités qui nous représentent à Berne, de travailler ! Fini de lire les journaux, ils vont devoir faire des mathématiques. Comme ils sont payés à la séance et jamais pressés. Il va couler beaucoup d’apéros dans vos gosiers d'ici là, messieurs de la police.

     Tandis que Mme Taconcierge joue la défenderesse... Ces deux trublions n’ont plus d’arguments. Ils commencent à trouver le temps long et pour mettre un terme, ils font profil bas.

     - Ça n’est pas si simple vous avez peut-être raison. Mme Taconcierge., c'est très gentil à vous de nous avoir ouvert. Excusez-nous pour le dérangement. Et...

    Faites de beaux rêves Mme Taconcierge.

     

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